Faire revenir ses bénévoles d'une année sur l'autre

Publié le 18/09/2026

Recruter un bénévole coûte des heures ; le faire revenir coûte un email. C'est pourtant le recrutement que la plupart des organisateurs refont intégralement chaque année.

Pourquoi les gens ne reviennent pas

Quand on demande à d'anciens bénévoles pourquoi ils n'ont pas repris, les réponses ne parlent presque jamais de l'événement lui-même :

  • « On ne m'a pas redemandé. » De loin la première. Personne n'a relancé, et l'année est passée.
  • « Je ne savais pas quoi faire. » Poste mal défini, briefing absent, responsable introuvable.
  • « J'ai attendu deux heures sans rien faire. » Le sur-effectif est aussi démotivant que le sous-effectif.
  • « On m'avait promis un pass et je ne l'ai pas eu. » Une contrepartie annoncée et non tenue coûte plus qu'une contrepartie non annoncée.
  • « C'était trop long. » Huit heures d'affilée sans relève.

Quatre de ces cinq raisons se règlent dans la préparation — chiffrer les besoins et construire le planning. La première se règle en quinze jours.

Les trois gestes des quinze jours qui suivent

1. Le remerciement, nominatif, dans la semaine

Pas une newsletter : un message qui dit ce que la personne a tenu et ce que cela a permis. Un envoi ciblé par équipe, avec le prénom, prend une heure et vaut mieux qu'un message générique à deux cents adresses. Voir les campagnes email.

2. La question qui vous servira l'an prochain

Une seule : « qu'est-ce qui vous a manqué ? ». Trois questions font baisser le taux de réponse, et vous n'exploiterez de toute façon que la première. Notez les réponses à côté du poste concerné, pas dans une boîte mail.

3. La date de l'an prochain

Même approximative : « on remet ça le dernier week-end de juin ». C'est ce qui transforme un bénévole d'un soir en bénévole récurrent, parce que la date entre dans son calendrier avant que le vôtre ne soit fixé.

Garder la liste, et savoir s'en resservir

Tout cela suppose une liste qui survit à l'édition : qui est venu, à quel poste, avec quelles disponibilités, et ce qu'on en a pensé. C'est précisément ce qu'un tableur perd — il est recopié, élagué, renommé « final_v3 », et l'information de l'année précédente disparaît. Voir Volunteo ou un tableur.

Une nouvelle édition se crée en reprenant l'organisation de la précédente — équipes, postes, horaires — puis en réinvitant les bénévoles de l'an dernier, qui retrouvent leur compte sans rien ressaisir. L'inscription devient alors une confirmation, ce qui est un tout autre taux de réponse.

Le bénévole fidèle vaut plus que deux nouveaux

Il connaît le poste, forme les nouveaux, repère les problèmes avant vous, et ne demande pas d'explications. Une équipe qui compte un tiers d'habitués tourne sans vous ; une équipe entièrement renouvelée demande votre présence permanente. C'est la raison pour laquelle le temps passé sur le retour des bénévoles est le mieux investi de toute l'organisation.

Questions fréquentes

Quand faut-il relancer les bénévoles de l'an dernier ?

Trois mois avant, avant toute diffusion publique. Ils doivent avoir le choix des créneaux : c'est une partie de ce qu'ils viennent chercher.

Faut-il donner une contrepartie plus importante aux fidèles ?

Une reconnaissance, plutôt qu'un avantage matériel : le choix du poste, une responsabilité d'équipe, le fait d'être nommé dans le message de remerciement. Les hiérarchies de contreparties créent plus de tensions qu'elles n'en règlent.

Peut-on garder les coordonnées d'un bénévole d'une année sur l'autre ?

Oui, tant que la finalité reste la même — l'organiser de votre événement — que la personne en est informée et peut s'y opposer ou demander l'effacement. Les durées de conservation et les conditions sont détaillées dans notre article sur les données personnelles des bénévoles.

À lire ensuite

Volunteo gère les inscriptions, les plannings, les emails et les documents de vos bénévoles. Les onze premiers bénévoles sont offerts, sans abonnement.

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