L'accessibilité, mesurée plutôt qu'affirmée
Vos bénévoles n'ont pas choisi votre logiciel : vous l'avez choisi pour eux. Celui qui lit l'écran à la loupe, celui qui n'utilise pas de souris et celui qui écoute la page doivent pouvoir s'inscrire, voir leur planning et dire leurs disponibilités. Nous mesurons où nous en sommes, et nous publions le résultat, y compris ce qu'il ne couvre pas.
100 % des critères applicables du RGAA
La grille des 106 critères du RGAA 4.1 est tenue écran par écran, et publiée : 87 critères applicables sur 87 sont respectés, les 19 autres étant sans objet sur ce produit (aucune vidéo, aucun CAPTCHA, aucune limite de temps). C'est une auto-évaluation, pas un audit par un tiers, et la déclaration d'accessibilité le dit en toutes lettres, avec la part des critères jugés à la main.
Trois mesures, refaites à chaque changement d'écran
L'accessibilité se dégrade sans prévenir : un bouton ajouté un mardi, une couleur changée un jeudi. Elle ne tient que si elle se mesure toute seule, avant chaque mise en production.
- Les règles vérifiables par une machine, WCAG 2.0 et 2.1 niveaux A et AA, sur 54 écrans : contrastes, noms accessibles, ARIA, structure des titres et des formulaires. Aucune violation.
- Le parcours complet au clavier, sur 190 écrans : quarante tabulations par écran, l'ordre comparé à l'ordre visuel, le focus visible, les pièges, le lien d'évitement, les commandes qu'on ne peut atteindre qu'à la souris. Aucun relevé.
- Les erreurs de script, sur 77 écrans : un script qui casse laisse un écran à moitié utilisable, et c'est l'utilisateur au clavier qui s'y trouve bloqué le premier.
Ces trois mesures portent sur tous les écrans du produit, et pas sur un échantillon. L'inventaire se calcule à partir des routes de l'application, croisé avec le jeu de données d'essai : un écran qu'aucune donnée ne permet d'ouvrir n'est mesuré par rien, et c'est exactement là que se cachaient les défauts que nous avons trouvés.
Ce que ça donne concrètement
Au clavier. La première tabulation de chaque page propose « Aller au contenu », qui saute la barre, la recherche et les onglets de l'événement. Le focus se voit toujours. Aucun piège : on ressort de chaque champ, de chaque menu, de chaque fenêtre. Là où un glisser-déposer existe, dans le calendrier des disponibilités et le planning global, il double un formulaire qui fait la même chose, parce qu'un tracé à la souris n'a pas d'équivalent au clavier.
À la loupe et en fort contraste. Le texte tient 4,5 pour 1 au minimum, y compris sur les couleurs d'équipe que le serveur calcule à la volée : l'étiquette d'une affectation choisit le noir ou le blanc selon la teinte de son équipe, et le pire cas mesuré sur les 360 teintes possibles reste au-dessus du seuil. Les pages se lisent à 375 px de large sans défilement horizontal, et les tableaux de liste se relisent en cartes sur téléphone.
Au lecteur d'écran. Chaque page porte un repère main, une hiérarchie de
titres et des étiquettes liées à leurs champs. Les commandes d'une ligne de tableau disent sur
quoi elles agissent : « Modifier », dans une liste de vingt lignes, devient vingt fois le même
mot quand on parcourt les commandes hors de leur ligne.
Sans mouvement. Quand le système du visiteur demande moins d'animation, les transitions s'arrêtent : c'est un réglage d'accessibilité pour qui souffre de troubles vestibulaires, pas une préférence esthétique.
Ce que nous ne mesurons pas, et pourquoi nous le disons
Une vérification automatique attrape entre un tiers et la moitié des défauts d'accessibilité réels. Le reste demande un humain, et parfois un humain concerné. Nous n'avons pas encore fait l'essai avec un lecteur d'écran, ni de test avec des personnes en situation de handicap, et aucun outil ne juge la qualité d'un libellé.
C'est écrit noir sur blanc dans la déclaration d'accessibilité, avec la liste complète des limites et l'adresse où signaler un défaut. Un logiciel qui affiche un logo « accessible » sans dire ce qu'il a vérifié vous laisse porter le risque ; une déclaration qui dit où elle s'arrête vous donne de quoi répondre à votre propre obligation.
Pourquoi cela vous concerne
Si vous êtes une collectivité, un établissement public ou une association financée sur fonds publics, l'article 47 de la loi du 11 février 2005 s'applique à vos services en ligne, et un outil que vous mettez entre les mains de vos bénévoles en fait partie. Votre déclaration d'accessibilité doit pouvoir s'appuyer sur quelque chose. Nous vous donnons les chiffres, la date et la méthode.
Et si vous êtes une association sans obligation particulière, la question reste la même : sur cent bénévoles inscrits, il y en a qui grossissent la page, qui n'attrapent pas la souris, ou qui lisent l'écran à l'oreille. Ils ne vous le diront pas, ils renonceront.
Questions fréquentes
Volunteo est-il conforme au RGAA ?
En conformité partielle, et nous l'écrivons plutôt que d'afficher un logo. Aucun audit sur les 106 critères du RGAA n'a été mené. Ce qui est mesuré l'est de façon complète et publié avec ses chiffres ; ce qui ne l'est pas est listé nommément dans la déclaration d'accessibilité.
Un bénévole aveugle peut-il s'inscrire seul ?
Le formulaire d'inscription publique est atteignable et remplissable au clavier, ses champs portent une étiquette liée, et ses messages d'erreur sont annoncés. Nous n'avons pas encore fait l'essai avec un vrai lecteur d'écran, et nous le disons : une vérification automatique attrape entre un tiers et la moitié des défauts réels.
Faut-il une option à activer ?
Non. Il n'y a pas de « mode accessible » : c'est la même application pour tout le monde. Un mode à part est un mode qu'on oublie de mettre à jour.
Notre collectivité doit documenter ses outils. Que pouvez-vous fournir ?
La déclaration d'accessibilité, publique, et sur demande le détail des mesures : la liste des écrans couverts, les règles vérifiées et la date de la dernière campagne. Écrivez-nous par le formulaire de contact.
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